DPE à Longchamp, Marseille : bâti, étiquettes et repères pour vendre ou louer

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Longchamp, l’analyse de 802 DPE révèle un parc diagnostiqué presque exclusivement composé d’appartements, avec une nette prédominance de l’étiquette C. Les consommations et coûts médians estimés sont inférieurs aux références marseillaises, mais ces résultats ne remplacent pas l’examen du logement à vendre ou à louer.

DPE à Longchamp, Marseille : bâti, étiquettes et repères pour vendre ou louer — Marseille

Le dossier énergétique de Longchamp repose sur 802 diagnostics de performance énergétique géolocalisés dans ce quartier de Marseille. Ces observations proviennent d’un échantillon analysé de 60 000 DPE à l’échelle de la ville. Elles permettent de décrire les logements diagnostiqués, leur période de construction, leurs étiquettes et plusieurs indicateurs médians. Il faut toutefois distinguer cet ensemble de diagnostics d’un recensement exhaustif du quartier : les proportions présentées caractérisent la base étudiée. Le constat principal associe un bâti presque entièrement antérieur à 1975 à une forte présence de la classe C. L’ancienneté ne suffit donc pas, à elle seule, à résumer le profil énergétique observé. Pour vendre ou louer, ces données offrent surtout un cadre de comparaison, à confronter au DPE propre au bien concerné.

Un bâti dominé par les appartements de 1948 à 1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Longchamp)Part du quartier
A10,1 %
B111,4 %
C67283,8 %
D739,1 %
E344,2 %
F91,1 %
G20,2 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Longchamp (Marseille).

Dans les diagnostics de Longchamp, la période de construction dominante est 1948-1974 : elle représente 77,6 % des observations. Les logements construits avant 1948 comptent pour 22,3 %, et la part totale du bâti antérieur à 1975 atteint 99,9 %. Le quartier étudié présente ainsi un profil ancien, mais principalement concentré sur la période d’après-guerre plutôt que sur les seules constructions d’avant 1948. La typologie est également très marquée : les maisons individuelles ne représentent que 0,2 %, le reste correspondant à des appartements. Ces éléments invitent à lire les résultats comme ceux d’un ensemble essentiellement collectif. Ils ne renseignent cependant ni les matériaux, ni l’état des façades, ni les équipements de chauffage. Aucune conclusion précise sur ces caractéristiques ne peut être tirée de la seule date de construction.

  • Période 1948-1974 : 77,6 % des diagnostics, ce qui en fait le principal repère pour décrire l’âge du bâti observé à Longchamp.
  • Avant 1948 : 22,3 % dans le quartier, contre 35,6 % à Marseille ; le bâti le plus ancien est donc moins représenté dans cet échantillon local.
  • Maisons individuelles : 0,2 % seulement. Pour une maison à vendre ou à louer, les résultats globaux du quartier constituent une comparaison moins directement adaptée.

672 diagnostics classés C et 11 logements classés F ou G

La répartition des étiquettes est dominée par la classe C, avec 672 diagnostics sur les 802 analysés. La classe D arrive ensuite avec 73 diagnostics, puis la classe E avec 34. Les étiquettes situées aux deux extrémités sont beaucoup moins présentes : un diagnostic en A, 11 en B, neuf en F et deux en G. Cette distribution montre que le profil local ne se résume pas à une faible présence des passoires énergétiques : il se caractérise surtout par une concentration en C. Elle n’autorise pas pour autant à attribuer cette classe à un appartement sur la seule base de son adresse. Un bien classé E, F ou G reste éloigné du profil dominant observé, même s’il appartient à une période de construction très courante dans le quartier.

  • Étiquettes A et B : respectivement 1 et 11 diagnostics. Ces classes sont présentes, mais ne constituent pas le profil dominant de la base locale.
  • Étiquettes C et D : respectivement 672 et 73 diagnostics. La classe C forme le principal point de référence pour lire la distribution du quartier.
  • Étiquettes E, F et G : respectivement 34, 9 et 2 diagnostics. Les 11 logements classés F ou G représentent 1,4 % des observations.

Une part de passoires de 1,4 %, contre 3,5 % à Marseille

La comparaison avec Marseille fait ressortir une moindre proportion de logements F ou G à Longchamp : 1,4 %, contre 3,5 % pour l’ensemble de la ville étudié. La consommation médiane est également inférieure, à 117 kWh/m²/an dans le quartier contre 168 kWh/m²/an à l’échelle communale. Ces deux indicateurs vont dans le même sens, sans mesurer exactement la même chose : le premier décrit la présence des étiquettes les moins favorables, tandis que le second situe le niveau central des consommations observées. Il ne s’agit pas de moyennes arithmétiques. Par ailleurs, les données fournies ne précisent pas toute la répartition des classes marseillaises. Elles permettent donc de comparer les passoires et les médianes, mais pas d’affirmer que chaque étiquette est davantage ou moins représentée à Longchamp.

117 kWh/m²/an et 713 € : lire les indicateurs médians

Le coût énergétique annuel médian estimé atteint 713 € à Longchamp, contre 833 € à Marseille. La surface médiane est parallèlement plus petite : 51 m² dans le quartier, contre 56 m² dans la ville. Il importe de conserver ces deux informations lors de la comparaison, car un montant annuel et une consommation exprimée par mètre carré ne décrivent pas le même aspect du logement. Les médianes de surface, de consommation et de coût ne correspondent pas nécessairement au même bien : on ne peut pas les assembler pour reconstituer un appartement type précis. Le montant de 713 € est un repère issu des estimations des DPE, non une facture garantie. Pour un acquéreur ou un locataire, l’estimation attachée au logement visité reste donc plus pertinente que la seule valeur centrale du quartier.

Vendre ou louer : situer le bien parmi les 802 DPE étudiés

Pour préparer une vente ou une location à Longchamp, la première démarche de lecture consiste à comparer l’étiquette du bien avec la classe C, largement dominante dans les 802 diagnostics étudiés. Un logement classé C s’inscrit dans le profil le plus fréquent de cette base, sans que cela démontre à lui seul sa valeur de marché ou son attractivité. À l’inverse, une étiquette F ou G mérite une attention particulière dans la présentation du dossier, puisque ces classes ne représentent que 1,4 % des observations locales. Il est utile d’examiner les caractéristiques et les éventuelles recommandations du diagnostic individuel plutôt que de déduire des travaux de la seule ancienneté du bâtiment. Les données disponibles ne permettent de chiffrer ni une incidence sur le prix de vente, ni un effet sur le loyer.

Questions fréquentes

Le bâti ancien de Longchamp signifie-t-il que les logements sont mal classés ?

Non, les données ne montrent pas cette équivalence. Si 99,9 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1975, 672 des 802 DPE sont classés C. L’âge du bâti et son étiquette doivent donc être distingués. Les faits fournis ne décrivent toutefois pas les équipements, l’isolation ou les rénovations réalisées : ils ne permettent pas d’expliquer précisément les raisons de cette concentration en C.

Longchamp présente-t-il de meilleurs indicateurs DPE que Marseille ?

Sur les indicateurs comparables fournis, Longchamp présente une part de passoires plus faible : 1,4 %, contre 3,5 % à Marseille. Sa consommation médiane est aussi inférieure, avec 117 contre 168 kWh/m²/an. Le coût annuel médian estimé suit la même tendance, à 713 € contre 833 €. Ces constats portent sur les diagnostics analysés et ne signifient pas que chaque logement du quartier est plus performant que chaque logement de la ville.

Peut-on utiliser les 713 € médians pour présenter un bien à vendre ou à louer ?

Les 713 € peuvent servir de contexte sur le quartier, à condition de les désigner comme un coût énergétique annuel médian estimé. Ils ne doivent pas être présentés comme l’estimation du logement concerné. Il faut s’appuyer sur les informations de son propre DPE et distinguer ce montant d’une dépense réelle. La surface médiane locale de 51 m² ne permet pas non plus de transposer automatiquement cette estimation à un autre appartement.

Sources officielles

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