DPE à Saint-Jean-Curtel, Marseille : comprendre le bâti et ses étiquettes énergie

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Saint-Jean-Curtel, les 538 DPE analysés décrivent un quartier presque exclusivement composé d’appartements, où la classe C domine. La consommation médiane et la proportion de passoires énergétiques y sont inférieures aux références marseillaises fournies.

DPE à Saint-Jean-Curtel, Marseille : comprendre le bâti et ses étiquettes énergie — Marseille

Le profil énergétique de Saint-Jean-Curtel repose sur 538 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 60 000 DPE à Marseille. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués du quartier, leur période de construction et leurs étiquettes énergétiques. Elles donnent également des repères pour préparer une vente ou une location, sans remplacer l’examen du logement concerné. Le constat principal associe une forte présence de la classe C, un bâti moins ancien que dans la référence municipale et une consommation médiane inférieure à celle de la ville. Il faut toutefois garder le périmètre de l’analyse en tête : cette photographie porte sur les diagnostics disponibles, et ne constitue pas un recensement exhaustif de tous les logements du quartier.

Un bâti presque exclusivement en appartements, marqué par 2006-2012

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Saint-Jean-Curtel)Part du quartier
A132,4 %
B10219,0 %
C32259,9 %
D6211,5 %
E224,1 %
F122,2 %
G50,9 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Saint-Jean-Curtel (Marseille).

La période de construction dominante à Saint-Jean-Curtel est 2006-2012 : elle représente 33,5 % des diagnostics du quartier. Cette tranche est la plus représentée, mais elle ne constitue pas à elle seule la majorité du corpus. Le bâti ancien reste présent, avec 13,2 % de logements construits avant 1948 et 24,2 % avant 1975. La proportion antérieure à 1948 est nettement inférieure à celle observée à Marseille, où elle atteint 35,6 %. Le profil est aussi presque exclusivement collectif : les maisons individuelles ne représentent que 0,4 %, le reste correspondant à des appartements. Pour lire les résultats locaux, il est donc plus pertinent de raisonner à partir d’un parc d’appartements que d’un quartier de maisons, tout en conservant la diversité des périodes de construction.

  • La tranche 2006-2012, avec 33,5 % des diagnostics, constitue le repère central pour décrire l’âge du bâti étudié. Elle ne permet pas de dater un logement particulier sans consulter ses propres informations.
  • Les logements d’avant 1948 représentent 13,2 % du corpus local, contre 35,6 % à Marseille. La part d’avant 1975 atteint 24,2 % ; ces catégories chronologiques se recouvrent et ne doivent pas être additionnées.
  • Avec seulement 0,4 % de maisons individuelles, les résultats agrégés décrivent avant tout des appartements. Ils offrent donc un contexte moins directement transposable à une maison du quartier.

La classe C domine avec 322 diagnostics sur 538

La distribution des étiquettes montre une concentration en classe C, qui réunit 322 diagnostics sur les 538 étudiés. La classe B vient ensuite avec 102 diagnostics, puis la classe D avec 62. Les autres catégories sont moins représentées : 13 diagnostics en A, 22 en E, 12 en F et 5 en G. Cette répartition permet de situer un bien au sein du corpus local : un appartement classé C correspond à l’étiquette la plus fréquente, tandis qu’un logement F ou G appartient à un groupe beaucoup plus restreint. Elle ne permet cependant pas d’expliquer les causes techniques de chaque classement. Les faits disponibles ne détaillent ni l’isolation, ni les équipements, ni les éventuels travaux réalisés dans les logements.

Une consommation médiane de 115 kWh/m²/an, contre 168 à Marseille

Les indicateurs médians placent Saint-Jean-Curtel en dessous de la référence marseillaise pour la consommation énergétique et le coût annuel estimé. La consommation médiane atteint 115 kWh/m²/an dans le quartier, contre 168 kWh/m²/an à Marseille. Le coût énergétique annuel médian estimé est de 710 €, contre 833 € pour la ville. Parallèlement, la surface médiane est plus élevée localement : 64 m², contre 56 m². Il s’agit de médianes distinctes, et non des caractéristiques d’un même logement type que l’on pourrait reconstituer. Ces chiffres répondent à la comparaison avec le niveau municipal, mais ce ne sont pas des moyennes arithmétiques. Ils décrivent une tendance du corpus et ne préjugent ni de la consommation réelle ni des dépenses d’un occupant donné.

Vendre : situer le bien face aux 322 logements classés C

Pour une vente à Saint-Jean-Curtel, les résultats du quartier servent d’abord à contextualiser le DPE individuel. La présence de 322 diagnostics en C offre un repère concret pour présenter l’étiquette du logement, sans en faire une norme applicable à tous les biens. Un classement A ou B se distingue de la catégorie dominante ; un classement E, F ou G appelle une lecture attentive des caractéristiques propres au logement. Les informations fournies ne permettent pas de chiffrer une incidence sur la valeur de vente, ni de prévoir la réaction des acquéreurs. Une présentation factuelle consiste à distinguer les données du bien des statistiques locales, notamment sa surface, sa période de construction, son étiquette et son estimation énergétique, plutôt qu’à lui attribuer les médianes du quartier.

  • Présenter l’étiquette propre au bien en regard de la distribution locale : 13 diagnostics en A, 102 en B et 322 en C. Ce contexte ne démontre pas à lui seul un avantage sur le marché.
  • Comparer les indicateurs de même nature : la consommation du logement avec le repère de 115 kWh/m²/an, et son estimation annuelle avec la médiane de 710 €, sans confondre ces deux mesures.
  • Ne pas déduire les travaux nécessaires de l’année de construction : même si 2006-2012 est la période dominante, les données agrégées ne décrivent pas l’état technique de chaque appartement.

Louer : distinguer le repère de 710 € du cas individuel

Pour préparer une location, le coût énergétique annuel médian estimé de 710 € constitue un point de comparaison, pas une dépense garantie pour le futur occupant. Il ne doit pas être présenté comme la facture prévisible d’un appartement particulier. La surface médiane de 64 m² et la consommation médiane de 115 kWh/m²/an éclairent le contexte, mais ne suffisent pas à reconstituer son usage énergétique. Du côté du propriétaire comme du candidat locataire, l’enjeu est de lire les données propres au logement et d’identifier ce qui relève d’une estimation. La présence de 17 logements F ou G rappelle également que le profil global du quartier ne dispense pas d’une vérification individuelle. Les seuls faits fournis ne permettent pas de conclure à la possibilité réglementaire de louer un bien précis.

Questions fréquentes

Saint-Jean-Curtel présente-t-il un meilleur profil DPE que Marseille ?

Sur les indicateurs comparables fournis, le quartier présente une consommation médiane inférieure, à 115 contre 168 kWh/m²/an, ainsi qu’un coût annuel médian estimé inférieur, à 710 contre 833 €. Sa proportion de F et G est aussi légèrement plus faible : 3,2 % contre 3,5 %. Cela décrit le corpus analysé, sans établir un classement global des quartiers ni garantir la performance de chaque logement.

Quel type de logement domine à Saint-Jean-Curtel ?

Les appartements constituent presque tout le corpus, les maisons individuelles ne représentant que 0,4 %. La période de construction la plus représentée est 2006-2012, avec 33,5 % des diagnostics. Le quartier comprend néanmoins du bâti ancien : 13,2 % des logements étudiés sont antérieurs à 1948. Il faut donc éviter de décrire l’ensemble comme un parc homogène ou exclusivement récent.

Peut-on utiliser les statistiques du quartier pour vendre ou louer son appartement ?

Oui, comme éléments de contexte, notamment les 322 diagnostics en C et la consommation médiane de 115 kWh/m²/an. En revanche, ces repères ne remplacent pas les informations propres au bien. Ils ne permettent pas de prévoir une valeur de vente, une dépense réelle d’énergie ou une situation réglementaire individuelle. La présentation doit clairement séparer le DPE du logement des résultats agrégés du quartier.

Sources officielles

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