DPE à Sainte-Agnès, Marseille : comprendre le bâti et les étiquettes du quartier

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Sainte-Agnès, les 653 DPE géolocalisés analysés décrivent un parc presque exclusivement composé d’appartements, où la période 2013-2021 domine. Les étiquettes C sont majoritaires et la part de logements classés F ou G est inférieure à celle observée à Marseille.

DPE à Sainte-Agnès, Marseille : comprendre le bâti et les étiquettes du quartier — Marseille

Le dossier DPE de Sainte-Agnès repose sur 653 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 60 000 DPE à Marseille. Ces résultats permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier et de les comparer aux indicateurs disponibles pour la ville. Ils ne constituent toutefois pas un inventaire de tous les logements de Sainte-Agnès. Leur intérêt est de fournir un cadre de lecture : quelles périodes de construction dominent, quelles étiquettes sont les plus fréquentes et quels niveaux de consommation apparaissent dans les diagnostics. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, ces repères éclairent le contexte local sans remplacer les informations propres au logement concerné.

Un bâti diagnostiqué dominé par les appartements récents

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Sainte-Agnès)Part du quartier
A00,0 %
B152,3 %
C53381,6 %
D578,7 %
E304,6 %
F142,1 %
G40,6 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Sainte-Agnès (Marseille).

La période de construction 2013-2021 représente 76,6 % des diagnostics de Sainte-Agnès. Le profil observé est donc très largement celui d’un bâti récent, même si une composante ancienne demeure présente. Les logements construits avant 1948 comptent pour 10,7 % des diagnostics, et ceux construits avant 1975 pour 20,1 %. Ces deux catégories se recoupent : les logements antérieurs à 1948 appartiennent aussi à l’ensemble antérieur à 1975. Il ne faut donc pas additionner leurs parts. Les maisons individuelles ne représentent que 0,6 % du corpus, le reste étant constitué d’appartements. Cette structure invite à lire les résultats du quartier principalement comme ceux d’un parc collectif diagnostiqué, plutôt que comme une référence représentative des maisons de Sainte-Agnès.

  • Construction récente : la part de 76,6 % pour la période 2013-2021 caractérise fortement le corpus. Elle ne permet pas, à elle seule, de connaître l’isolation, les équipements ou l’étiquette de chaque logement.
  • Bâti ancien : les 10,7 % de logements antérieurs à 1948 rappellent que Sainte-Agnès ne présente pas un profil uniforme. Un logement ancien doit être examiné à partir de son propre diagnostic.
  • Type de logement : avec seulement 0,6 % de maisons individuelles, les indicateurs globaux reflètent essentiellement des appartements. Une maison ne peut donc pas être située précisément à partir des seules médianes du quartier.

L’étiquette C domine, mais tous les logements ne se ressemblent pas

La répartition des étiquettes fait apparaître une concentration nette en classe C, avec 533 diagnostics sur les 653 analysés. La classe B rassemble 15 diagnostics, tandis qu’aucun diagnostic de classe A n’est recensé dans le corpus fourni. Les autres logements se répartissent entre D, avec 57 diagnostics, E, avec 30, F, avec 14, et G, avec 4. Les classes F et G totalisent ainsi 18 logements, soit 2,8 % selon l’indicateur fourni. La prédominance de C décrit le profil énergétique le plus fréquent dans cet ensemble, sans signifier que tous les appartements récents obtiennent cette note. Les données ne croisent pas les étiquettes avec les périodes de construction : elles ne permettent donc pas d’attribuer une classe énergétique à une génération précise de bâtiments.

  • A et B : aucun diagnostic A et 15 diagnostics B sont recensés. L’absence de A concerne uniquement le corpus analysé ; elle ne démontre pas l’absence de tout logement de cette classe dans le quartier.
  • C : les 533 diagnostics de cette catégorie constituent le principal repère local. Pour présenter un logement classé C, il est pertinent de signaler que cette étiquette est la plus fréquente dans les données disponibles.
  • D et E : les 57 diagnostics D et les 30 diagnostics E montrent qu’une partie du corpus se situe hors de la classe dominante. Leur consommation et leur coût ne sont pas détaillés séparément.
  • F et G : les 14 diagnostics F et les 4 diagnostics G forment les 18 passoires énergétiques recensées. Leur faible proportion locale ne réduit pas l’importance du diagnostic individuel pour les biens concernés.

Des indicateurs énergétiques plus bas que ceux de Marseille

Par rapport aux références fournies pour Marseille, Sainte-Agnès présente une part moins élevée de passoires énergétiques : 2,8 % contre 3,5 % à l’échelle de la ville. La consommation médiane est également plus basse, à 105 kWh/m²/an contre 168 kWh/m²/an. Le coût énergétique annuel médian estimé atteint 396 €, contre 833 € pour Marseille. Les surfaces médianes sont proches, avec 54 m² dans le quartier et 56 m² dans la ville. Le contraste porte aussi sur l’ancienneté du bâti : les logements antérieurs à 1948 représentent 10,7 % du corpus local, contre 35,6 % à Marseille. Ces éléments décrivent un profil local distinct, mais ne suffisent pas à isoler les causes des différences énergétiques constatées entre les deux périmètres.

Vendre à Sainte-Agnès : situer le bien sans lui attribuer le profil du quartier

Pour une vente, les données locales peuvent aider à présenter la position énergétique du bien avec précision. Un appartement classé C rejoint la catégorie la plus représentée, qui rassemble 533 diagnostics dans le quartier. Un bien classé F ou G appartient, dans ce corpus, à un ensemble moins fréquent de 18 logements. Cette comparaison doit rester descriptive : aucune donnée fournie ne mesure un effet du DPE sur la valeur du bien ou sur le déroulement d’une vente. La présentation gagne donc à distinguer l’étiquette réelle du logement, sa période de construction et ses estimations énergétiques des statistiques générales. La domination du bâti de 2013-2021 ne justifie pas de qualifier un logement particulier de récent sans connaître sa propre date de construction.

Louer : partir du diagnostic du logement pour apprécier son profil

Pour une mise en location ou une recherche locative, le coût médian estimé de 396 € par an constitue un repère de quartier, pas un budget personnel prévisionnel. Il convient de le distinguer de l’estimation inscrite dans le diagnostic du logement proposé. La même prudence vaut pour la consommation médiane de 105 kWh/m²/an : un appartement peut s’en écarter, même si sa surface est proche des 54 m² médians. Les logements classés F ou G appellent une lecture attentive de leurs caractéristiques propres, sans se laisser rassurer par leur proportion locale de 2,8 %. Les faits fournis ne précisent pas les règles applicables à la location ; ils ne permettent donc pas de conclure à la possibilité de louer un bien donné.

Questions fréquentes

Quelle est l’étiquette DPE la plus fréquente à Sainte-Agnès ?

La classe C domine avec 533 diagnostics sur les 653 géolocalisés dans le quartier. Viennent ensuite D avec 57 diagnostics, E avec 30, B avec 15, F avec 14 et G avec 4. Aucun diagnostic A n’est recensé. Cette répartition décrit le corpus disponible, mais ne permet pas de déduire l’étiquette d’un appartement à partir de sa seule localisation.

Sainte-Agnès compte-t-il moins de passoires énergétiques que Marseille ?

En proportion, oui : les classes F et G représentent 2,8 % des diagnostics du quartier, contre 3,5 % à Marseille. À Sainte-Agnès, cela correspond à 18 logements recensés dans le corpus. Cette comparaison porte sur les diagnostics analysés et non sur un dénombrement exhaustif du parc. Elle ne renseigne pas non plus sur les travaux nécessaires dans chacun des logements concernés.

Le coût médian de 396 € permet-il d’estimer les dépenses d’un futur occupant ?

Il fournit un point de comparaison, mais pas une estimation personnalisée. Les 396 € sont le coût énergétique annuel médian estimé des diagnostics du quartier, contre 833 € à Marseille. Pour apprécier un logement précis, il faut partir de ses propres informations énergétiques. Les données disponibles ne décrivent ni les dépenses réelles de ses occupants ni les conditions particulières de son utilisation.

Sources officielles

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